Mère accompagnant son enfant en difficulté scolaire pendant les devoirs afin de mieux comprendre l'impact des émotions sur les apprentissages.
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Émotions et apprentissage chez l’enfant : ce que tous les parents devraient savoir

Nous avons parfois tendance à considérer les émotions comme des obstacles.

Pourtant, elles remplissent une fonction essentielle.

La peur nous protège.

La tristesse nous aide à intégrer une perte.

La colère nous signale qu’une limite a été franchie.

La joie favorise la curiosité et l’exploration.

Le problème n’est donc pas l’émotion.

Le problème apparaît lorsque cette émotion devient si intense qu’elle monopolise toutes les ressources disponibles du cerveau.

À ce moment-là, il devient beaucoup plus difficile de mémoriser, de réfléchir ou de rester concentré.

Quand les émotions bloquent les fonctions exécutives

Pour apprendre, le cerveau mobilise bien davantage que des connaissances.

Il utilise ce que les neurosciences appellent les fonctions exécutives.

Ce sont elles qui permettent notamment de :

  • rester attentif ;
  • mémoriser plusieurs informations ;
  • planifier une action ;
  • résister aux distractions ;
  • changer de stratégie lorsqu’une solution ne fonctionne pas ;
  • contrôler son impulsivité.

On pourrait les comparer au chef d’orchestre des apprentissages.

Lorsque ce chef d’orchestre est perturbé par une émotion trop forte, toute l’organisation devient plus difficile.

L’enfant peut alors :

  • oublier immédiatement la consigne ;
  • abandonner dès la première difficulté ;
  • répondre sans réfléchir ;
  • se mettre en colère rapidement ;
  • perdre totalement confiance.

À première vue, on pourrait croire qu’il refuse d’apprendre.

En réalité, son cerveau tente surtout de gérer ce qu’il ressent.

Dans la vraie vie

Thomas, huit ans, rentre de l’école.

Sa mère lui demande de faire ses devoirs.

Quelques minutes plus tard, il s’énerve.

Il affirme que c’est trop difficile.

Il déchire sa feuille.

Puis il quitte la table.

Vu de l’extérieur, tout semble traduire un manque de motivation.

Pourtant, en discutant avec lui, sa mère découvre qu’il a été interrogé au tableau dans la matinée.

Il s’est trompé.

Quelques camarades ont ri.

Depuis cet épisode, il redoute de se tromper à nouveau.

Ce ne sont donc pas les devoirs qui posent problème.

C’est la peur de revivre cette émotion.

En comprenant cela, la réaction de l’adulte change complètement.

Les erreurs que nous faisons souvent sans le vouloir

Face à la souffrance d’un enfant, nous voulons naturellement l’aider.

Nous prononçons alors des phrases pleines de bonnes intentions :

« Ce n’est pas grave. »

« Arrête de pleurer. »

« Tu fais des histoires pour rien. »

« Calme-toi. »

Ces phrases ne sont pas malveillantes.

Mais elles arrivent souvent trop tôt.

Un enfant ne peut pas retrouver son calme simplement parce qu’on le lui demande.

Son cerveau a d’abord besoin de se sentir compris.

Reconnaître une émotion ne signifie pas tout accepter.

Cela signifie simplement dire à l’enfant :

« Je vois que c’est difficile pour toi. »

À partir de ce moment-là, il devient progressivement disponible pour retrouver des solutions.

Le plaisir d’apprendre naît dans un climat de sécurité

Un enfant apprend plus facilement lorsqu’il se sent :

  • écouté ;
  • encouragé ;
  • autorisé à se tromper ;
  • capable de progresser.

Cela ne signifie pas qu’il ne rencontrera jamais de difficultés.

Au contraire.

Les difficultés sont indispensables à l’apprentissage.

Mais elles deviennent supportables lorsqu’elles s’inscrivent dans une relation sécurisante.

C’est précisément pour cette raison que les encouragements, le regard porté sur l’erreur et la qualité de la relation jouent un rôle aussi important que les exercices eux-mêmes.

Observer avant de corriger

Chez Imaginologie® Éducation, nous proposons un changement de regard.

Avant de chercher à corriger un comportement, nous cherchons à comprendre ce qui se passe sous le comportement.

Un enfant qui s’agite ne manque pas forcément de volonté.

Un enfant qui refuse un exercice n’est pas nécessairement paresseux.

Un enfant qui oublie une consigne n’est pas toujours inattentif.

Sous ce que nous observons se cachent parfois une émotion, une fonction exécutive encore immature, un besoin non identifié ou une porte d’entrée dans l’apprentissage qui n’a pas encore été trouvée.

Lorsque nous changeons notre regard, notre manière d’accompagner change elle aussi.

Et très souvent, les progrès suivent.

Ce que les sciences nous apprennent

Les recherches actuelles en psychologie du développement et en neurosciences montrent que les émotions et les apprentissages sont intimement liés.

Les émotions influencent directement l’attention, la mémoire de travail, la prise de décision et la capacité à persévérer face à une difficulté.

Autrement dit, apprendre ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances.

Il s’agit aussi de créer les conditions émotionnelles qui permettent au cerveau d’être pleinement disponible.

Cette vision rejoint une idée simple : avant de demander davantage d’efforts à un enfant, il est souvent plus utile de comprendre ce qui freine momentanément son engagement.

Changer de regard pour réconcilier l’enfant avec les apprentissages

Un enfant qui ne parvient plus à apprendre n’a pas toujours besoin de davantage d’exercices.

Il a parfois besoin d’un adulte qui accepte de regarder autrement ce qui se joue.

Les émotions ne sont pas des obstacles à éliminer.

Elles sont des messages à écouter.

Lorsqu’un enfant se sent compris, sécurisé et accompagné avec bienveillance, son cerveau retrouve progressivement sa capacité à explorer, mémoriser, créer des liens et relever des défis.

Le plaisir d’apprendre ne disparaît jamais totalement.

Il attend simplement que les bonnes conditions soient réunies pour réapparaître.

C’est cette conviction qui guide l’Imaginologie® Éducation : derrière chaque difficulté scolaire se cache une histoire qu’il vaut la peine de comprendre avant de vouloir la corriger.

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